Compter sur ses doigts

Et non, ce n’est pas un tabou chez les enfants de compter sur ses doigts et vaut mieux leur laisser le temps de le faire si ils en ont besoin, un peu plus que leurs copains du même âge… nous avions commencé à aborder la logicomathématiques dans cet article (La construction du nombre) et dans sa continuité nous voyons ici pourquoi c’est une aide précieuse dans l’acquisition du dénombrement et de la logicomaths dans son ensemble : en effet, l’enfant a besoin au départ d’avoir du matériel et donc de rendre concret le chiffre, le nombre, la quantité, que ce soit compter des petits pois, des voitures, des cailloux, l’enfant a besoin de voir ou de toucher la quantité pour la comprendre et associer les chiffres à chacune des quantités expérimentées. 

Dans les classes des petits, il y a souvent du matériel type Montessori (barrettes ou cubes) pour dénombrer et heureusement, cela tend à se démocratiser dans les classes supérieures en cas de besoin car en effet, chaque enfant va à son ryrthme et si Lisa connaît déjà le chiffre 5 de manière abstraite et de représente sa quantité mentalement, ce n’est peut être pas le cas de Paul qui aura encore besoin de manipuler au même âge (qu’il le fasse autant qu’il en a besoin afin d’avoir des bases solides!). 

L’avantage des dix doigts, c’est qu’ils sont toujours présents et donc pas besoin d’avoir des objets dans les poches, d’autant que l’on représente dans les premiers exercices logicomathématiques le chiffre sous forme de main avec plusieurs doigts relevés…

Conclusion : laissez vos enfants s’appuyer sur leur doigt et gérer le passage de dizaine en mettant les 10 dans leur mémoire tant qu’ils en ont besoin, ils solidifient leurs compétences et ça ne sera que bénéfique pour plus tard !

Marion Bonvarlet 

Of course, it’s not a taboo for children to count on their fingers, and it’s better to give them the time they need to do it, even if it takes them a bit longer than their peers of the same age. We started discussing logicomath in this article (La construction du nombre), and here we continue to see why it is a valuable aid in acquiring counting skills and understanding numbers as a whole. Indeed, a child initially needs to have tangible materials to make numbers, quantities, and figures concrete. Whether it’s counting peas, cars, or pebbles, a child needs to see or touch the quantity to understand it and associate the numbers with each of the quantities experienced.

In early childhood classrooms, there is often Montessori-type material (bars or cubes) for counting, and fortunately, this tends to become more common in higher grades when needed. This is because each child progresses at their own pace. If Lisa already knows the number 5 abstractly and can mentally represent its quantity, Paul may still need to manipulate objects at the same age (let him do it as much as he needs to build solid foundations!).

The advantage of having ten fingers is that they are always available, so there’s no need to carry objects in pockets. Furthermore, in the first logicomath exercises, numbers are often represented with a hand showing several fingers raised.

Conclusion: let your children rely on their fingers and manage the transition to tens by storing 10 in their memory as long as they need to. They are strengthening their skills, which will only be beneficial in the long run!

Marion Bonvarlet

LIVE PSYCHOMOT

Articles sur le développement psychomoteur