Après les articles sur le développement de l’enfant, les fonctions psychomotrices, les activités, la sensorialité, l’autonomie, la communication, j’ai envie d’aborder un sujet plus intime qui concerne beaucoup de parents : le doute. Être parent, c’est avancer sans mode d’emploi et s’ajuster en permanence. On doute de ses choix, de ses réactions, de ce qui est « normal » ou non. Et c’est tout à fait humain ! Le doute n’est pas un signe d’incompétence, mais plutôt une preuve d’implication. Il pousse à se questionner, à chercher des solutions, à s’adapter aux besoins de son enfant.
En psychomotricité, je rencontre souvent des parents qui ont peur de mal faire, qui s’inquiètent de ne pas assez stimuler leur enfant ou, au contraire, d’en faire trop. À ces parents, je rappelle que l’essentiel n’est pas d’être parfait, mais d’être à l’écoute, de créer un cadre sécurisant et bienveillant. Un enfant n’a pas besoin de parents infaillibles, mais de parents attentifs, capables de s’ajuster et d’apprendre avec lui.
Et finalement, ce doute, je le ressens aussi dans ma pratique de psychomotricienne. Chaque enfant étant unique, il n’y a pas de recette toute faite. Il m’arrive de me demander si j’ai choisi la bonne approche, si l’exercice proposé est pertinent, si j’accompagne au mieux. Mais, comme pour les parents, ce doute me permet de rester en mouvement, d’affiner ma pratique et de toujours chercher ce qui conviendra le mieux à l’enfant.
Alors oui, douter, c’est parfois inconfortable, mais c’est aussi ce qui nous fait avancer et grandir, que ce soit en tant que parent ou en tant que professionnel.
Margaux Gaudin

After articles on child development, psychomotor functions, activities, sensory perception, autonomy, and communication, I want to address a more personal topic that many parents can relate to: doubt. Being a parent means moving forward without a manual and constantly adjusting. You doubt your choices, your reactions, what’s « normal » and what’s not. And that’s completely human! Doubt is not a sign of incompetence, but rather proof of involvement. It pushes you to ask questions, seek solutions, and adapt to your child’s needs.
As a psychomotor therapist, I often meet parents who fear they might be doing something wrong, who worry about not stimulating their child enough, or on the contrary, doing too much. To these parents, I remind them that the most important thing is not being perfect, but being attentive, creating a safe and supportive environment. A child doesn’t need infallible parents, but parents who are present, able to adjust, and learn alongside them.
And ultimately, I also feel this doubt in my own practice as a psychomotor therapist. Each child is unique, so there’s no one-size-fits-all approach. I sometimes wonder if I’ve chosen the right method, if the exercise I’ve suggested is relevant, if I’m providing the best support. But, just like parents, this doubt allows me to keep moving forward, refine my practice, and always seek what will work best for the child.
So yes, doubt can sometimes be uncomfortable, but it’s also what helps us move forward and grow, both as parents and as professionals.
Margaux Gaudin
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