Une des choses les plus importantes, et pourtant les plus difficiles, que j’ai rencontré en m’installant en libéral est de travailler en cohésion avec les autres professionnels présents autour de l’enfant.
En effet, la particularité du cabinet libéral, contrairement à l’institution, est que l’on ne travaille pas au même endroit que nos collègues, voire même qu’on ne les ait jamais rencontrés. Quand je dis collègues, je parle des partenaires de soins, pédagogiques et des parents de mes patients. C’est pourquoi, plusieurs fois au cours de l’année scolaire, je prends le temps d’échanger par mail ou par téléphone avec les médecins prescripteurs, les autres paramédicaux, les enseignants de mes patients. De plus, je réserve, systématiquement, à la fin de chaque séance, entre deux et cinq minutes, aux parents afin de leur exposer le travail effectué pendant la séance et les observations faites.
C’est également l’occasion de donner des pistes concrètes pour la maison ou pour l’école. Grâce à ce réseau qui se crée autour de l’enfant, les observations des différents professionnels viennent enrichir la pratique de chacun. Il m’arrive souvent de recueillir les difficultés d’un enfant en classe et de travailler ces points en séance de psychomotricité afin d’améliorer les compétences scolaires. De même, je peux transmettre des informations à la psychologue ou l’orthophoniste de mon patient, car elles relèvent davantage de leurs compétences que des miennes. Il ne faut pas oublier, que cela ne peut se faire sans l’accord préalable des parents.
En ce qui me concerne, j’essaie de contacter les différents professionnels après les vacances de la Toussaint, car la rentrée est derrière nous et que les différentes nouvelles prises en charge, ou encore enseignants, ont pu prendre connaissance de l’enfant. Je refais ensuite un point au milieu et en fin d’année scolaire.

One of the most important yet challenging aspects I encountered when establishing myself in private practice is working cohesively with other professionals involved in the child’s care.
Unlike in institutional settings, where professionals work in the same location, in private practice, we may never meet our colleagues or partners. When I say colleagues, I refer to healthcare providers, educators, and the parents of my patients. Therefore, several times throughout the school year, I take the time to communicate via email or phone with the prescribing physicians, other healthcare professionals, and my patients’ teachers.
Additionally, at the end of each session, I consistently reserve between two to five minutes to speak with the parents, informing them of the work done during the session and any observations made. It’s also an opportunity to provide practical tips for home or school. Through this network surrounding the child, the observations of various professionals enrich each other’s practices.
I often gather information about a child’s difficulties in the classroom and address these issues in psychomotor sessions to enhance their academic skills. Similarly, I may share information with the psychologist or speech therapist of my patient, as it falls more within their expertise than mine. It’s crucial to remember that this communication cannot happen without the prior agreement of the parents.
Personally, I try to contact different professionals after the All Saints’ Day holiday, as the new school year is underway, and various new treatments or teachers may have become familiar with the child. I then follow up mid-year and at the end of the school year.
Margaux Gaudin
LIVE PSYCHOMOT
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