La dyspraxie, aussi appelée trouble développemental de la coordination (TDC), concerne la difficulté à planifier, organiser et automatiser les gestes. L’enfant sait ce qu’il veut faire, mais son corps ne suit pas toujours comme il le souhaiterait.
Au quotidien, la dyspraxie peut se manifester par une maladresse, une lenteur, des difficultés dans les gestes du quotidien (s’habiller, utiliser des couverts, écrire) ou encore une fatigabilité importante. Ces difficultés peuvent être source de frustration, de découragement et de perte de confiance en soi.
La dyspraxie n’est pas un manque d’intelligence ni de motivation. L’enfant fournit souvent beaucoup plus d’efforts que les autres pour réaliser les mêmes tâches. Il a donc besoin de temps, de compréhension et d’adaptations.
La psychomotricité joue un rôle essentiel dans l’accompagnement des enfants dyspraxiques. Elle vise à améliorer la coordination, le tonus postural, l’organisation corporelle et la perception du corps dans l’espace, toujours à travers des situations ludiques et adaptées.
Au quotidien, les parents peuvent aider leur enfant en simplifiant les tâches, en les découpant en étapes claires et en proposant des repères visuels. Par exemple, préparer les vêtements dans l’ordre, utiliser des pictogrammes ou montrer le geste avant de le demander.
Il est également important de valoriser les réussites, même petites, et d’éviter les comparaisons. Encourager l’enfant renforce sa confiance corporelle et émotionnelle, indispensable pour oser essayer.
Les jeux de construction, les parcours moteurs, les activités rythmiques ou de coordination sont particulièrement bénéfiques. Le jeu reste un formidable outil d’apprentissage, sans pression de performance.
La collaboration entre les parents, le psychomotricien, l’école et les autres professionnels permet de créer un environnement cohérent et sécurisant pour l’enfant.
Accompagner un enfant dyspraxique, c’est avant tout l’aider à mieux comprendre son corps, à trouver ses propres stratégies et à avancer à son rythme, dans un climat de confiance et de bienveillance.
Marion Bonvarlet

Dyspraxia, also known as Developmental Coordination Disorder (DCD), refers to difficulties in planning, organizing, and automating movements. The child knows what they want to do, but their body does not always respond as expected.
In everyday life, dyspraxia may appear as clumsiness, slowness, difficulties with daily activities (getting dressed, using cutlery, writing), and significant fatigue. These challenges can lead to frustration, discouragement, and a loss of self-confidence.
Dyspraxia is not a lack of intelligence or motivation. Children often need to put in much more effort than others to complete the same tasks. They therefore need time, understanding, and appropriate adaptations.
Psychomotricity plays an essential role in supporting children with dyspraxia. It aims to improve coordination, postural tone, body organization, and body awareness in space, always through playful and individualized activities.
In daily life, parents can support their child by simplifying tasks, breaking them down into clear steps, and providing visual cues. For example, laying out clothes in order, using pictograms, or demonstrating the movement before asking the child to do it.
It is also important to value even small successes and avoid comparisons. Encouraging the child strengthens their bodily and emotional confidence, which is essential for trying new things.
Construction games, obstacle courses, rhythmic activities, and coordination-based play are particularly beneficial. Play remains a powerful learning tool, without the pressure of performance.
Collaboration between parents, the psychomotrician, the school, and other professionals helps create a coherent and supportive environment for the child.
Supporting a child with dyspraxia means helping them better understand their body, develop their own strategies, and move forward at their own pace, within a climate of trust and kindness.
Marion Bonvarlet
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