La place des grands-parents

Ah, les grands-parents… Derrière les clins d’œil complices et ces goûters généreux, se cachent de véritables alliés du développement psychomoteur de vos enfants.
Entre deux histoires d’antan et trois tours de balançoire, ils participent activement à l’évolution de leurs petits-enfants – parfois sans même s’en rendre compte.

1. La transmission du mouvement : entre tradition et motricité fine

Les grands-parents ont souvent le temps… et la patience.
Là où le quotidien des parents file à toute allure, ils savent s’arrêter pour regarder un enfant empiler, lacer, découper, cuisiner ou jardiner. Et cela, c’est de l’or pour le développement psychomoteur ! Ces moments calmes favorisent la coordination œil-main, la motricité fine et la concentration. Un gâteau à quatre mains devient un véritable atelier sensoriel : on touche, on verse, on pétrit, on goûte. Bref, un atelier psychomoteur gourmand !

2. Mémoire, langage et émotion : le combo intergénérationnel

Les histoires de “quand j’étais petit” ne sont pas que des récits charmants : elles nourrissent la construction identitaire de l’enfant. À travers ces souvenirs, l’enfant développe sa mémoire narrative, son vocabulaire et une sécurité affective fondamentale. Entendre que “Papa aussi tombait du vélo” ou que “Maman avait peur du noir”, c’est rassurant et structurant. Les grands-parents offrent un regard bienveillant, souvent moins exigeant, qui aide l’enfant à se sentir compétent et aimé tel qu’il est.

3. Le mouvement libre… version vintage

Les grands-parents, souvent moins angoissés par la “chute imminente”, permettent parfois plus de liberté motrice. Ils laissent grimper, sauter, courir dans le jardin, parce qu’ils ont connu une époque où l’on apprenait par le mouvement, sans tutoriels ni tapis antichute.
Ce lâcher-prise aide l’enfant à explorer ses limites corporelles, à développer sa confiance en lui et son équilibre. Et avouons-le : une course-poursuite entre un grand-père et son petit-fils vaut bien une séance de psychomotricité improvisée.

4. L’attachement, ce moteur invisible

Les grands-parents incarnent une forme d’amour gratuite, sans devoir éducatif quotidien. Ils permettent à l’enfant de vivre une relation affective stable, qui soutient son développement émotionnel et corporel. Un câlin de Mamie, une main posée sur l’épaule, un rire partagé… tout cela nourrit le schéma corporel, la sécurité intérieure et la reconnaissance de soi dans le regard de l’autre.

5. Et pour les parents ?

Accueillir la place des grands-parents, ce n’est pas perdre la vôtre. C’est offrir à votre enfant un réseau d’attachements et de stimulations complémentaires. Les différences de rythme, de valeurs ou d’habitudes entre générations ne sont pas des obstacles : elles sont des occasions d’adaptation, d’ouverture et d’apprentissage du “vivre ensemble”.

Les grands-parents, c’est un peu comme un tapis de motricité émotionnelle : doux, solide, rassurant… et plein de rebonds inattendus.

Marion Bonvarlet

Behind those knowing smiles and generous snacks lie true allies in your children’s psychomotor development.
Between stories from the past and a few turns on the swing, they play an active role in their grandchildren’s growth – often without even realizing it.

1. Passing on movement: between tradition and fine motor skills

Grandparents often have what parents sometimes lack: time… and patience.
While daily life rushes by for parents, grandparents know how to stop and watch a child stack, tie, cut, cook, or garden. And that is pure gold for psychomotor development!
These calm, unhurried moments foster hand-eye coordination, fine motor skills, and concentration.
A cake baked together becomes a real sensory workshop: touching, pouring, kneading, tasting. In short, a delicious psychomotor experience!

2. Memory, language, and emotion: the intergenerational combo

Those “When I was your age” stories aren’t just charming tales — they nurture a child’s sense of identity.
Through these memories, children develop narrative memory, vocabulary, and a vital sense of emotional security.
Hearing that “Dad also fell off his bike” or that “Mom was afraid of the dark” is both reassuring and structuring.
Grandparents offer a kind and often less demanding outlook that helps children feel competent and loved just as they are.

3. Free movement… vintage style

Grandparents, often less worried about an “imminent fall,” tend to allow greater motor freedom.
They let children climb, jump, and run around the garden because they grew up in a time when learning happened through movement — no video tutorials or padded mats required.
This freedom allows children to explore their physical limits, build self-confidence, and develop balance.
And let’s be honest: a chase between a grandfather and his grandson is as good as any improvised psychomotor session.

4. Attachment: the invisible driving force

Grandparents embody a form of unconditional love, free from daily educational duties.
They offer children a stable emotional bond that supports both emotional and physical development.
A hug from Grandma, a hand on the shoulder, shared laughter — all these gestures nurture body awareness, inner security, and self-recognition in another’s eyes.

5. And for the parents?

Welcoming the role of grandparents doesn’t mean losing your own.
It means giving your child a network of attachment and stimulation that complements yours.
Differences in rhythm, values, or habits between generations are not obstacles — they’re opportunities for adaptation, openness, and learning to live together.
Grandparents are a bit like an emotional movement mat: soft, steady, reassuring… and full of unexpected bounces.

Marion Bonvarlet

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