S’il y a bien un mot que les psychomots utilisent sans arrêt dans leurs bilans, dans leurs explications aux parents au sujet du travail en séance c’est bien « régulation tonique » mais ce mot peut paraitre assez peu clair et mérite une petite définition.
Comme vous le savez déjà chaque muscle se contracte, jusque là rien de bien compliqué… Mais chaque muscle se contracte avec une intensité plus ou moins forte, parfois consciemment, parfois inconsciemment. Et c’est de cette inconscience dont on va parlé puisqu’elle est à l’origine de nombreux maux et notamment en écriture chez les enfants.
Petit exemple : si vous essayez de lancer une balle de tennis de la main droite en l’air et de la rattraper avec cette même main, la main gauche, elle, en attendant se repose. Eh bien pas tout à fait… Très souvent elle est en train d’imiter la main active et de manière tout à fait involontaire, c’est ce qu’on appelle les syncinésies (et promis c’est le dernier mot de ce genre dans cet article). Ce n’est pas très grave mais cela demande néanmoins un effort par manque de dissociation droite/gauche, par concentration importante pour effectuer un mouvement précis, par tension globale du corps dans la motricité globale. Et si nous additionnons tous les micros efforts inconscients de ce type en fin de journée alors on obtient une fatigue non négligeable et dont n pourrait pourtant se passer.
Je parlais tout à l’heure d’écriture car les enfants s plaignent souvent de douleurs au niveau du poignet, des doigts, de l’épaule après avoir écrit pendant longtemps ou parfois juste quelques mots et il est bien ici question de manque de régulation tonique, de contraction inconsciente des muscles : l’enfant appuie très fort sur son stylo pour maîtriser le trajet qu’il veut lui faire faire, la forme des lettres et suivre les lignes par exemple et se crispe plus que de raisons sans forcément le remarquer mis à part quand à la fin de l’écriture il secoue son poignet et souffle…
Alors on utilise ce mot : régulation tonique car dans ce cas-là en la renforçant (et donc en améliorant la perception des muscles, de la force, de leur fatigue et tout un tas d’autres choses géniales) alors on pourra permettre d’éviter cette fatigabilité malvenue. Il existe encore de nombreux cas où la régulation tonique sera évoquée et prend tout son sens mais nous verrons cela dans de prochains articles !

Sure, here is the translation of your text in English:
If there’s one word that psychomotor therapists constantly use in their assessments and in explaining to parents about the work done in sessions, it’s « tonic regulation. » However, this term may seem somewhat unclear and deserves a brief definition.
As you already know, every muscle contracts, nothing too complicated so far. But each muscle contracts with varying intensity, sometimes consciously, sometimes unconsciously. And it’s this unconscious aspect that we’re going to talk about because it is the origin of many issues, especially in children’s handwriting.
A small example: if you try to throw a tennis ball into the air with your right hand and catch it with the same hand, the left hand, in the meantime, is at rest. Well, not quite… Very often, it is imitating the active hand entirely involuntarily; this is what we call synkinesias (and promised, this is the last word of this kind in this article). It’s not very serious, but it still requires effort due to a lack of right/left dissociation, significant concentration to perform a precise movement, and overall body tension in gross motor skills. And if we add up all these unconscious micro-efforts throughout the day, we end up with a significant fatigue that could be avoided.
I mentioned handwriting earlier because children often complain of pain in the wrist, fingers, and shoulder after writing for a long time, or sometimes just a few words. In this case, it’s a matter of a lack of tonic regulation, unconscious muscle contraction: the child presses very hard on the pen to control the path he wants it to take, the shape of the letters, and follow the lines, for example, and tenses up more than necessary without necessarily noticing it, except when at the end of writing, they shake their wrist and exhale.
So, we use this term: tonic regulation because in this case, by strengthening it (and thus improving the perception of muscles, strength, fatigue, and a whole bunch of other great things), we can prevent this unwelcome fatigue. There are still many cases where tonic regulation will be mentioned and makes complete sense, but we will see that in upcoming articles!
Marion Bonvarlet
LIVE PSYCHOMOT
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